Le SICAM | par Patrick Barrabes |
Avec deux autres jeunes ingénieurs, le concepteur Charles Benoît et le gestionnaire Abel Bardin, ils travaillent surtout a la motorisation des bicyclettes grâce à un 100 cc deux temps monté dans le triangle du cadre et dont la particularité était une transmission primaire par courroie et une transmission finale par chaîne (vous avez dit Mobylette ?). Malgré quelques tentatives automobiles avec, par exemple, le cyclecar Pélican qui brûlera au cours d'essais, la SICAM vendra surtout son petit groupe adaptable.
En 1923, Benoît et Bardin, grâce à leur complémentarité et la bonne entente qui règne entre eux, décident de voler de leurs propres ailes et fondent le 27 mars "Les Ateliers de la Motobécane". La société démarre modestement rue Lesault, toujours sur Pantin, avec une 175, la MB1, dont les caractéristiques et le dessin du moteur rappellent un peu celles du SICAM. Mais ceci est une autre histoire
L'image ci-contre (sa mauvaise qualité est due à une reproduction d'après un catalogue imprimé de l'époque) représente le groupe tel qu'il était livré au client, prêt à monter sur la bicyclette. On remarque le carburateur Zénith à papillon identique à celui monté sur la MB1 de 1923 (modèle à bougie verticale). Le vilebrequin, symétrique, permet de monter le volant à droite ou à gauche. Sur certains modèles vendus à des constructeurs tels Leloir de Neuilly sur Seine, Griffon à Courbevoie ou bien encore Stella à Billancourt, la poulie cède la place à un pignon assurant la liaison avec un réducteur.
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