Histoire de ce vélomoteur

J'ai récupéré cette moto dans un piteux état et sans carte grise en 1978 chez un de mes voisins. A cette époque, je ne m'intéressais qu'au cyclomoteur et j'avais très peu de notions pour entreprendre une restauration. J'ai alors commencé une première restauration qui consistait à tout démonter, nettoyer et à protéger la moto contre la rouille, puis à tout remonter. Ensuite, lorsque j'ai vu qu'elle tournait, j'ai commencé par aller aux informations (recherche de documentation sur le modèle d'origine, concessionnaires Motobécane). Je constatais que la moto avait été transformée et que de nombreuses pièces avaient été changées. L'objectif suivant était de présenter la moto aux Services des Mines pour obtenir une carte grise. En fouinant à droite et à gauche, j'ai réussi à récupérer des pièces (pas toujours d'origine) pour pouvoir la présenter aux Services des Mines. J'ai fait rechromer certaines pièces, j'ai mis une couche de peinture (personnalisée) pour cacher la misère et surtout pour faire bonne impression au contrôle. Le contrôle fut passé avec succès. Il faut dire que dans le temps, il suffisait que la moto freine, que les lumières fonctionnent et que le moteur ne fasse pas trop de bruit.
Depuis, j'ai laissé la moto de coté (manque de place et profession obligent). Toutefois, je continuais à m'intéresser à la marque, au modèle que je possédais, surtout lorsque j'ai commencé à fréquenter les bourses. Mon objectif actuel est de rendre la moto le plus proche possible de l'origine. Ainsi, je continue à me renseigner sur le modèle d'origine, j'essaye de récupérer les pièces manquantes et des adresses qui pourraient m'être utiles. En effet, j'envisage de refaire une restauration dès que j'aurai tous les éléments et j'espère pouvoir rouler régulièrement. 

Mes impressions

Je trouve cette petite moto plutôt agréable à l'oeil (surtout vue coté échappement) avec un beau bloc moteur. Au niveau conduite, ce n'est pas un foudre de guerre, mais j'aime le bruit régulier et lent du 4 temps. La sélection à gauche est un peu déconcertante pour un habitué des japonaises. Du point de vue mécanique, l'accès est simple et ne présente pas de difficulté majeure. Je regrette toutefois la visserie du bloc moteur (le pas de vis est peu courant) et un calage de l'allumage fastidieux à effectuer. Les quelques kilomètres que j'ai effectués ne me permettent pas de me prononcer sur la fiabilité de l'ensemble.

Documentation utilisée pour la restauration

  • catalogue des pièces détachées "Vélomoteurs 125 cm3 à culbuteur type U56C Mobyclub type U57C type Mobystand"
  • livret d'entretien de la moto
  • "MOTOS MOTOBECANE 100, 125,175 4 temps" de la série "les archives du collectionneur" de la collection "Moto Revue Technique"
  • revue " Moto légende N°20" de décembre 1992